×

La gourmandise est une émotion. Visuelle.

La gourmandise est une émotion. Visuelle.

Dans l’e-conomie, tout est médiatisé:  je ne vois pas le produit que j’achète mais sa photo, le son de la voix de la vendeuse qui m’en fait les éloges ne sort pas de ses cordes vocales mais de la membrane des haut-parleurs de mon ordinateur…  Plus que jamais, les images sont au cœur de la relation commerciale.

Au commencement, proposer suffisait à vendre.

Comment avez-vous fait vos premiers achats sur internet?  Il y a fort à parier que l’un des trois arguments suivants vous avait convaincu:

  • l’article acquis était nettement moins cher;
  • il n’était pas disponible à proximité (dans votre zone d’achat habituelle);
  • la technologie apportait un avantage décisif (par exemple une personnalisation).

Hormis pour le troisième cas, il suffisait donc de montrer – avec un bon packshot* pour inspirer confiance –  que vous vendiez l’article, et de le proposer à un prix attractif.

Fatalement, ce schéma a réduit la vente sur le web à une course aux prix bas, certainement le pire des business models pour les acteurs du marché.

Avec la multiplication des offres, il faut désormais séduire.  Et pour séduire, se distinguer…

C’est pour cela que nous assistons à la montée en puissance de la mise en situation et du récit, qui créent une ambiance, un univers et nous relient à nos émotions.  Le choix de l’ambiance peut sembler réduire les publics, mais en même temps il les crée; sans choix, pas d’identité, sans identité pas de séduction…

C’est ainsi que la création de photos d’ambiance autour des produits – dans mon cas c’est souvent dans l’univers gourmand – est une tendance forte constatée chez mes clients cette année.  Une tendance qui s’accorde bien à mon goût des lumières du Sud et des ambiances estivales!

Ces images de séduction réclament un peu plus de réflexion en amont que de simples packshots;  quel public?  Quelle ambiance?  Comment la créer?  Avant le premier déclic, il faudra penser couleurs, stylisme – un coquillage pour évoquer la mer, une feuille pour la nature… -, mise en scène et bien sûr lumière.

Et c’est bien vrai que l’on écrit avec la lumière ( photo – lumière,  graphie – écriture );  selon qu’elle soit un peu chaude ou un peu froide, plutôt douce ou plutôt dure, de face, de profil ou de trois quarts; la lumière à elle seule raconte bien des histoires et situe immédiatement une ambiance; je vous en reparlerai bientôt! 

[Prodibi command='{« type »: »grid », »settings »:{« container »: »qx1vlvx8q2x1q2″}}’]

 


*Photo de produit sur fond blanc.  C’est le degré zéro du story-telling, pour autant ça ne veut pas dire que l’on puisse le faire n’importe comment;  le genre a ses lettres de noblesses et une bonne photo de produit met en valeur et le produit et le commerçant.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked *

*